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Domicile fiscal vs nationalité : ne pas confondre (cas concrets d’expats)

February 11, 2026

Domicile fiscal vs nationalité : ne pas confondre (cas concrets d’expats)

En matière d’expatriation, la confusion entre domicile fiscal et nationalité est l’une des erreurs les plus courantes – et potentiellement coûteuses. Cette distinction est pourtant fondamentale pour comprendre vos obligations fiscales et éviter de mauvaises surprises lors de votre installation à l’île Maurice ou dans tout autre pays.

Que vous soyez en phase de réflexion ou déjà engagé dans votre projet d’expatriation, cet article vous permettra de clarifier ces notions essentielles et d’appréhender leurs impacts concrets sur votre situation personnelle.

Besoin de conseils personnalisés pour votre expatriation à Maurice ? L’équipe de My Dodo Life est à votre disposition pour répondre à toutes vos questions et vous accompagner dans vos démarches. Prenez rendez-vous dès maintenant pour discuter de votre projet en détail.

Définitions claires : domicile fiscal et nationalité

Qu’est-ce que le domicile fiscal ?

Le domicile fiscal représente le pays dans lequel vous êtes considéré comme résident fiscal et où vous devez, par conséquent, déclarer vos revenus et payer vos impôts. Il est déterminé selon plusieurs critères qui peuvent varier d’un pays à l’autre, mais qui incluent généralement :

  • Le lieu où se trouve votre foyer permanent d’habitation
  • Votre centre d’intérêts économiques (où se concentrent vos activités professionnelles et vos investissements)
  • Le temps passé dans le pays (généralement plus de 183 jours par an)
  • La présence de votre famille proche (conjoint, enfants)

Il est important de noter que le domicile fiscal n’est pas un choix personnel mais bien une situation de fait, déterminée par des critères objectifs.

Qu’est-ce que la nationalité ?

La nationalité, quant à elle, est un concept juridique qui établit le lien entre un individu et un État. Elle confère des droits (comme le droit de vote) et implique des devoirs (comme le service militaire dans certains pays). Elle est généralement obtenue :

  • Par filiation (droit du sang)
  • Par naissance sur le territoire d’un État (droit du sol)
  • Par naturalisation après une période de résidence légale
  • Par mariage avec un ressortissant du pays (selon les législations)

Contrairement à une idée reçue, votre nationalité n’est pas automatiquement liée à votre domicile fiscal. Vous pouvez être français et avoir votre domicile fiscal à Maurice, ou inversement.

Pourquoi cette distinction est cruciale pour les expatriés

La confusion entre ces deux notions peut entraîner de sérieuses conséquences pour les expatriés :

  1. Risque de double imposition : sans connaissance précise de votre situation fiscale, vous pourriez être imposé dans deux pays simultanément
  2. Redressements fiscaux : une mauvaise déclaration peut entraîner des pénalités importantes
  3. Incertitude juridique : ne pas savoir de quelle juridiction vous relevez peut compliquer vos démarches administratives
  4. Planification patrimoniale erronée : vos choix d’investissement et de transmission de patrimoine dépendent directement de votre résidence fiscale

Cas concrets : la distinction en pratique

Cas n°1 : Pierre, français expatrié à Maurice

Pierre est de nationalité française mais s’est installé à l’île Maurice depuis 2 ans avec un permis d’occupation. Il y vit plus de 300 jours par an, y a créé son entreprise et y possède son logement principal.

Sa situation :

  • Nationalité : française (inchangée)
  • Domicile fiscal : mauricien (car centre des intérêts économiques et personnels à Maurice)

Pierre doit déclarer ses revenus mondiaux à Maurice et bénéficie du système fiscal avantageux mauricien. Toutefois, il reste soumis à certaines obligations déclaratives en France pour ses revenus de source française (comme des revenus locatifs d’un bien immobilier conservé en France).

Cas n°2 : Sophie, résidence fiscale incertaine

Sophie est française et s’est installée à Maurice il y a 6 mois avec un visa premium. Elle travaille à distance pour une entreprise française, revient fréquemment en France où son conjoint est resté, et partage son temps entre les deux pays.

Sa situation est ambiguë :

  • Nationalité : française
  • Domicile fiscal : potentiellement en France malgré sa présence à Maurice

En effet, Sophie pourrait être considérée comme fiscalement résidente en France car :

  • Son foyer (son conjoint) reste en France
  • Ses revenus proviennent d’une source française
  • Elle n’a pas encore passé 183 jours à Maurice sur une année civile

Cette situation illustre parfaitement la complexité que peuvent rencontrer les expatriés en transition.

Vous vous retrouvez dans une situation similaire à celle de Sophie ? Ne restez pas dans le doute ! Consultez nos experts pour évaluer précisément votre situation fiscale et sécuriser votre expatriation.

Cas n°3 : Ahmed, binational aux multiples résidences

Ahmed possède la double nationalité franco-marocaine. Il vit 4 mois par an à Maurice où il développe des projets immobiliers, 5 mois en France où il a sa famille, et 3 mois au Maroc où il possède plusieurs biens.

Sa situation :

  • Nationalités : française et marocaine
  • Domicile fiscal : probablement français (centre des intérêts vitaux et présence supérieure à 183 jours)

Malgré sa double nationalité et ses séjours réguliers à Maurice, c’est sa situation factuelle qui détermine son domicile fiscal. Dans son cas, les liens familiaux et la durée de présence en France prédominent probablement dans la détermination de sa résidence fiscale.

Conventions fiscales : le cadre juridique international

Pour éviter les situations de double imposition, des conventions fiscales bilatérales sont établies entre de nombreux pays. La convention fiscale entre la France et Maurice détermine ainsi :

  • Les critères précis pour déterminer le domicile fiscal en cas de conflit
  • La répartition du droit d’imposer selon les types de revenus
  • Les mécanismes d’élimination de la double imposition

Ces conventions suivent généralement le modèle de l’OCDE qui établit une hiérarchie de critères pour déterminer la résidence fiscale :

  1. Lieu du foyer d’habitation permanent
  2. Centre des intérêts vitaux
  3. Lieu de séjour habituel
  4. Nationalité (en dernier recours seulement)

On remarque que la nationalité n’intervient qu’en dernier ressort, confirmant son importance secondaire par rapport aux critères factuels de résidence.

Implications pratiques pour les expatriés français à Maurice

Quand êtes-vous considéré comme résident fiscal mauricien ?

À Maurice, vous êtes généralement considéré comme résident fiscal si :

  • Vous séjournez à Maurice pendant 183 jours ou plus au cours d’une année fiscale
  • Ou si vous avez séjourné à Maurice pendant 270 jours ou plus au cours des deux années fiscales précédentes
  • Ou si votre centre d’intérêts économiques est clairement établi à Maurice

L’obtention d’un permis de résident comme l’Occupation Permit ou le Premium Visa facilite l’établissement de votre résidence fiscale, mais n’est pas suffisante en soi – c’est votre situation factuelle qui reste déterminante.

Démarches essentielles lors de votre expatriation

Pour sécuriser votre situation fiscale lors de votre installation à Maurice, plusieurs démarches sont indispensables :

  1. Informer l’administration fiscale française de votre départ via le formulaire de changement d’adresse
  2. Remplir une déclaration de revenus “de départ” en France
  3. S’inscrire auprès de la MRA (Mauritius Revenue Authority) pour obtenir votre TAN (Tax Account Number)
  4. Conserver les justificatifs de votre installation à Maurice (bail, factures d’électricité, relevés bancaires locaux)
  5. Documenter vos durées de séjour dans les différents pays (billets d’avion, tampons sur le passeport)

À noter : En tant que résident fiscal mauricien, vous ne serez imposé à Maurice que sur vos revenus de source mauricienne et sur les revenus étrangers rapatriés à Maurice, avec un taux d’imposition attractif de 15% pour les particuliers.

Mythes et réalités sur la fiscalité des expatriés

Mythe n°1 : “Je garde ma nationalité française, donc je reste imposable en France”

Réalité : Votre nationalité n’a généralement pas d’incidence sur votre domicile fiscal. Si vous transférez effectivement votre résidence à Maurice, vous cesserez d’être imposable en France sur l’ensemble de vos revenus mondiaux (à l’exception notable des revenus de source française).

Mythe n°2 : “Je peux choisir mon domicile fiscal”

Réalité : Le domicile fiscal n’est pas un choix mais une situation de fait, déterminée par des critères objectifs (lieu d’habitation, centre d’intérêts économiques, durée de séjour). Les autorités fiscales peuvent contester votre prétendue résidence si elle ne correspond pas à votre situation réelle.

Mythe n°3 : “Si j’ai une entreprise à Maurice, je suis automatiquement résident fiscal mauricien”

Réalité : Créer ou diriger une entreprise à Maurice est un élément à prendre en compte pour déterminer votre centre d’intérêts économiques, mais ce n’est pas suffisant en soi. Votre présence physique et votre situation familiale restent des critères essentiels.

Conseils pour une transition fiscale réussie vers Maurice

Pour sécuriser votre changement de résidence fiscale lors de votre expatriation à Maurice, voici quelques recommandations pratiques :

  • Préparez votre départ : planifiez minutieusement votre calendrier d’installation pour respecter les critères de durée de séjour
  • Adaptez votre patrimoine : réfléchissez à la structure de vos actifs et revenus avant votre départ (vente ou conservation de biens immobiliers en France, transfert d’épargne, etc.)
  • Documentez votre installation : conservez tous les justificatifs démontrant l’effectivité de votre installation à Maurice
  • Respectez vos obligations déclaratives dans les deux pays, même si vous n’êtes plus imposable en France
  • Anticipez votre retour si celui-ci est prévu, car il entraînera de nouvelles obligations fiscales

My Dodo Life peut vous accompagner dans toutes vos démarches administratives liées à votre installation à Maurice : obtention du permis de résident, ouverture de compte bancaire, recherche de logement… Contactez nos experts pour un accompagnement sur mesure qui sécurisera votre expatriation.

Conclusion : maîtriser la distinction pour optimiser votre expatriation

La distinction entre domicile fiscal et nationalité est fondamentale pour tout expatrié. Bien comprendre ces notions vous permet :

  • D’éviter les pièges fiscaux et les situations de double imposition
  • De profiter pleinement des avantages fiscaux liés à votre expatriation à Maurice
  • De sécuriser juridiquement votre situation internationale
  • D’optimiser légalement votre situation patrimoniale

L’expatriation à l’île Maurice offre de réelles opportunités fiscales, mais requiert une compréhension précise du cadre juridique et fiscal international. Ne laissez pas une confusion entre nationalité et résidence fiscale compromettre la réussite de votre projet d’expatriation.

La bonne nouvelle est que, correctement planifiée et documentée, votre installation à Maurice peut vous permettre de bénéficier d’un régime fiscal avantageux tout en conservant pleinement votre nationalité française et les droits qui y sont associés.

Prêt à concrétiser votre projet d’expatriation à Maurice ?

L’équipe de My Dodo Life vous accompagne dans toutes les étapes de votre installation, des démarches administratives à la recherche de logement, en passant par l’obtention de votre permis de résidence.

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